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    Le Druidisme

    Le Druidisme est la religion des anciens Celtes. Cette brillante civilisation date d'avant notre ère et les romains puis le christianisme ont fait en sorte de se débarrasser de ce paganisme. Les Druides n'écrivaient pas, il ne nous reste donc que des textes Grecs ou Latins, des textes irlandais ou gallois (VIIIe/XVe siècle) qui décrivent principalement la mythologie celtique ainsi que les découvertes archéologiques pour re-découvrir la pensée et les croyances de nos ancêtres.

    Nous assistons aujourd'hui à un retour au paganisme, un retour aux anciens Dieux, aux anciennes croyances, une recherche des racines : Wicca, Odinistes, Kemit, Shamans et Druides.

    Car le druidisme n'est pas mort, il a survécu aux entrailles de la Terre, et pousse à nouveau comme une graine plantée depuis plus de 2000 ans par nos ancêtres.

    Bien entendu, beaucoup de choses ont changé depuis l'époque Celte et nous ne cherchons pas à recréer le druidisme de l'époque, mais nous nous en inspirons afin de pouvoir vivre notre spiritualité aujourd'hui.

    Les différentes filiations

    1. La lignée des Druid Orders d'Agleterre créée à Londres en 1717 par John Toland dont seront issus : le Druid Order, l'Universal Druidic Order, l'Ancient and Archaeological Order of Druids, l'Order of Bards, Ovates and Druids (O.B.O.D.).

    2. La lignée des druides mutualistes franchement francs-maçons, créée par Henry Hurle en 1781 à Londres et comprenant les Ordres suivants: l'Ancient Order of Druids, l'United Ancient Order of Druids et l'International Grand Lodge of Druidism.

    3. La lignée des Gorseddau, en commençant par la Galloise, suivie de la Bretonne et de la Cornouaillaise, créée par le Gallois Edward Williams dit Iolo Morganwg en 1792 à Londres. Elle comprend la Gorsedd Beirdd Ynis Brydain, créée en 1855, la Breuriez Barzed Breiz, créée en 1901, la Breudeuriezh Drouized, la Barzhed hag Ovizion Breizh et la Gorseth Kernow (Gosedd de Cornouaille), créée en 1928.

    4. La lignée des Collèges des Gaules initiée en 1932 par Philéas Lebesgue issues de la lignée de la Gorsedd Galloise avec son Collège bardique des Gaules; en 1942, Collège des druides, eubages, bardes et ovates des Gaules ou simplement Collège druidique des Gaules (C.D.G.) initié par Paul Bouchet disciple de Philéas Lebesgue et le Collège d'Études Celto-druidiques initié par son fils René Bouchet en 1976.

    5. La lignée de la Kredenn Geltiek ou Croyance Celtique fondée en 1936 en dissidence avec la Gorsedd Bretonne.

    6. Qui n'est pas d'origine européenne mais bien américaine : les Reformed Druids of North America avec toutes ses ramifications telles Ar nDraoicht Féin, A Druid Fellowship, dont la fondation par Isaac Bonewits remonte à 1984 et The Henge of Keltria fondée en 1988 par Tony Taylor.


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    Pourquoi choisir d’être Druide aujourd’hui ?

     

     

    Je ne suis pas arrivée au druidisme par hasard, d’ailleurs tout Druide dira que le hasard n’existe pas. Mon engagement spirituel et initiatique est l’aboutissement d’un long chemin, d’une quête.

     

    Élevée dans un environnement catholique, comme beaucoup d’entre nous, mes parents bien que croyants n’étaient pas vraiment pratiquants. De mon côté, je n’ai jamais réussi à m’identifier au catholicisme, et j’ai fini par chercher quelque chose qui me convienne mieux. Après avoir explorer le bouddhisme, je me suis tournée ver un ésotérisme qui est devenu « à la mode » par la suite, l’ésotérisme égyptien. Je pouvais enfin prier des Dieux qui ressemblaient à la conception que je me faisait du divin. J’y ai découvert l’importance de la nature, la magie naturelle, un peuple très érudit et l’émerveillement de tout ce qu’ils nous ont laissé. J’y ai aussi découvert le temple dans l’homme, la recherche de la Lumière intérieure.

    Mais arrivée à un certain niveau, je me suis trouvée en décalage avec moi-même et ma quête initiatique. Je ne vis pas sur les bords du Nil, je ne suis pas égyptienne, mes racines sont ailleurs et il est temps pour moi d’aller à leur recherche. Je me suis donc naturellement tournée vers la Bretagne, terre de mes ancêtres, à une époque similaire, c’est à dire au néolithique.

    Là, j’étais chez moi ; j’ai tout de suite senti que mes racines étaient là. J’ai parcouru la Bretagne à la recherche des mégalithes, afin de faire connaissance et de me connecter avec ces bâtisseurs extraordinaires. J’y ai trouvé des connaissances étonnantes pour l’époque, un sens du sacré très fort, la vénération de la Terre Mère et de la Déesse par des gravures nombreuses.

    Puis en remontant le temps j’ai rencontré l’esprit du Druide. C’est à ce moment que mon chemin s’est dessiné devant moi. J’ai acheté des livres, rencontré des hommes et des femmes, étudié, travaillé et aujourd’hui je peux donner ici le regard que je porte sur le Druide, sur les origines et les symboles de cette tradition, sur son rôle dans notre société, mais aussi sur mon engagement. Il est aussi le fruit d’un travail avec mon Sanglier, qui m’a ouvert des voies, des portes, qui m’ont permis d’aller un peu plus loin et surtout plus profond dans ma quête.

     

    1) Druides antiques et néo-druidisme, une tradition perdue ?

    Contrairement à ce que j’ai si souvent entendu, que nous pratiquerions une religion perdue depuis plus de mille ans et dont nous ne savons rien, je pense que les mythes et les légendes, certaines coutumes (bien quelles soient dédiées à des saints aux noms bien souvent inconnus et loin d’être catholiques !), les dictons populaires, les sites sacrés, les écrits des écoles bardiques qui se sont perpétuées en Irlande et au Pays de Galles, l’archéologie et les références historiques, les écrits des auteurs grecs et latins, le matériel et le savoir recueilli par les compagnons et les francs-maçons ... tout ceci réuni permet de révéler une pratique, une mythologie et une source spirituelle fiables. Je ne me considère ni « reconstructionniste » ni « new age ».

     

    Je veux bien que l’on me dise que nous avons tout perdu du druidisme ; alors que l’on m’explique sur quoi se basent tous les auteurs qui se sont penchés sur le sujet et dont les écrits peuvent remplir une bibliothèque !

     

    Nous sommes à même aujourd’hui de brosser un « paysage druidique » que je pense assez fiable. Nous savons quels ont été les rôles des Druides, quelles ont été les fêtes. Plusieurs choses ne se sont pas perpétuées, en premier lieu, le lien direct, quoi que certains rebouteux, sorciers de campagne et magnétiseurs de père en fils ou de mère en fille me semblent plus proches de l’Ovate que du médecin de notre époque. Je dirais donc plutôt le lien connu et reconnu, la filiation directe.

     

    Il nous manque aussi quelque chose, c’est la spiritualité à proprement parler, mais avons nous besoin des Druides antiques et de leur enseignement pour pratiquer une spiritualité naturelle ? Je ne le pense pas, car pour moi le druidisme est atemporel, et il est et sera toujours vivant.

    Le Druidisme est une spiritualité de la Terre et du Ciel, elle découle des premiers hommes qui gravèrent des Déesses Mères et des Dieux cornus dans les cavernes, qui construisirent ensuite des observatoires astronomiques de pierres, elle vit et coule dans nos veines, son souffle est dans notre souffle, elle est partout en nous et autour de nous et elle nous donne la Nwyfre, l'énergie de l’espace éthéré, Lumière subtile matricielle des quatre éléments, elle nous relie à nos Dieux, elle nous donne l’inspiration de l’Awen. Elle est une voie initiatique pour l’homme qui a toujours cherché la Lumière et l’Harmonie.

     

    Nous n’avons pas tout perdu, loin de là, nous sommes aujourd’hui à même de reconstituer une partie des connaissances des druides antiques, mais nous pouvons aussi nous relier à la divinité primordiale, pratiquer une religion naturelle qui a existé, existe et existera toujours sous la forme d’archétypes, de symboles et d’images, une spiritualité que l’on retrouve dans le monde entier. Je pense que ceux qui disent que le druidisme ne peut plus exister, sont ceux qui ne pratiquent aucune spiritualité et qui n’ont pas réveillé au creux de leur cœur et de chacune de leurs cellules, la connaissance intuitive, sensorielle pour ne pas dire sensuelle. Et pour ce faire, nous devons redécouvrir le rapport avec la nature, réapprendre de la nature, réapprendre l’homme et se réapprendre soi-même, passer de l’extérieur à l’intérieur, voici un vaste travail …

    Le druidisme fait partie de notre inconscient collectif et sa pratique réveille ces archétypes primordiaux, purement spirituels, hors du temps et de l’espace. Il n’y a pas de druides antiques et de néo-druides mais seulement des hommes et des femmes qui ont pratiqué, pratiquent et pratiqueront cette spiritualité, à la recherche de leur chemin initiatique.

     

    Certes, le Druide aujourd’hui n’a pas les mêmes pouvoirs que le Druide antique, au sein de la société, et ne les aura jamais depuis la séparation de l’église et de l’état. Et je dirai que c’est tant mieux. Je sais quels sont dans notre société, les résultats de la soif de pouvoir, d’argent, de médiatisation. Aussi je dirais : laissons aux Druides la spiritualité et l’enseignement de celle-ci, c’est déjà un vaste domaine. Gardons aux Ovate la guérison, la divination et aux Bardes l’inspiration. Et surtout laissons aux politiques la politique.

     

    2) Druidisme aujourd’hui, mouvement new-age, farfelus, élitistes ... ?

     

    • « Le druidisme se ressent mais ne s’apprend pas »

    J’ai souvent entendu cela, c’est la devise de paganismes divers et variés, des mouvements dit « new-age », et j’y adhère en partie. On n’apprend pas l’approche de la nature, on y va, on y marche, on la respire, on touche la terre et on se perd dans le ciel. On n’apprend pas la vouivre, on la sent, on la ressent, elle pénètre par nos pieds pour traverser notre colonne vertébrale, il suffit de s’abandonner à elle pour la rencontrer. On n’apprend pas les éléments, on les touche, on les ressent, sans eux il n’y aurait pas de vie. On n’apprend pas comment rencontrer le divin, c’est lui qui viendra a nous, mais encore faut-il lui ouvrir la porte et ceci on peut l’apprendre. On n’apprend pas une spiritualité, on la vit, dans l’ici et le maintenant, dans l’ouverture de son cœur et de son corps, on ferme les yeux pour être voyant de cette autre réalité. Mais on a besoin d’accompagnement sur ce chemin, en tous cas j’ai besoin et je pense que celui qui n’a besoin de personne sur le chemin de la spiritualité a beaucoup de chance, à moins qu’il ne se leurre sur la taille de son ego. Il est certaines personnes qui ont la capacité de s’éveiller et de s’épanouir seules et je les admire, mais elles sont rares. Alors bien entendu, on ne va pas apprendre de manière scolaire ! Mais on aura besoin d’un guide, d’un sanglier.

     

    • « Le Druide se doit d’être un érudit »

    Ceci est la doctrine de quelques mouvements, qui fonctionnent souvent selon un système maçonnique, qui ritualisent par exemple en celtique ancien, connaissent sur le bout de la langue les épopées irlandaises. Il nous est souvent reproché que notre enseignement est court, par rapport aux nombreuses années d’étude du Druide antique. Il faut tout de même savoir que l’enseignement du Druide comprenait également ce que l’on pourrait appeler "des matières générales", et nous entrons à l’école en maternelle pour n’en sortir que vers 16 ans au plus tôt. Donc voilà déjà quelques années, auxquelles nous ajouterons l’enseignement spécifique au Druidisme. Je ne compte pas dans tout cela le travail personnel, les lectures et recherches qui accompagnent cet enseignement.

     

    De plus, je pense que l’enseignement, l’érudition, ne suffisent pas à faire un Druide. L’apprentissage du Druide tel que je le conçois ne se résume pas à la connaissance de telle langue celtique, ou de connaître par cœur des Triades, je pense qu’il y a une grande différence entre sacerdoce et érudition. Le Druide est un prêtre, un maître, mais aussi et surtout un guide spirituel. Il est un homme (ou une femme bien sûr) éveillé qui saura éclairer notre chemin, celui qui saura nous dire « regarde de ce côté, explore cette voie, cherche et trouve, raconte-moi ce que tu as vu ». Celui qui dira « attention, tu t’égares si tu t’engages par ici ».

     

    Le Druide était entre autre un enseignant, et il le reste, on a besoin d’apprendre de ceux qui ont suivi le chemin avant nous, on a besoin d’un sanglier pour parler des choses que nous avons appris, éventuellement recadrer un comportement ou un incompris.

     

    • Chamanisme ?

    Selon Michael Horner « il s’agit d’une méthode pour ouvrir une porte afin d’accéder à une réalité différente ». Si je me base sur cette citation qui me semble tout à fait vraie, tout guide spirituel est un chaman et pas seulement le Druide. Certaines cérémonies rituelles, certaines méditations sont à rapprocher du chamanisme, tout comme le rôle de guérisseur de l’Ovate que l’on pourrait qualifier de « medecine-man ».

     

    Mais le druidisme englobe beaucoup plus que cela, et ce chamanisme qui fait beaucoup parler de lui en ce moment est un effet de mode. Si le druide est, de par son essence même un chaman, il faut se méfier des titres pompeux comme j’ai pu lire de « grande chamane celtique » qui sont le reflet d’un ego assez éloigné de l‘humilité dont doit faire preuve celui qui se dit Druide.

    Bien que je tente de pratiquer, et de retrouver des rites aux ancêtres et à la mémoire des pierres que l’on pourrait qualifier de chamaniques, je préfère ne pas employer ce terme. Le chamanisme est à mon sens un outil, utilisé par les Druides, mais reste un outil. 

     

    • L’enseignement

    Nous apprendrons donc a travailler sur nous, à retourner dans le chaudron, dans ce moi profond, cet inconscient, collectif ou non. Nous allons apprendre le langage de la nature, le langage du mythe et le langage des Dieux. Nous allons apprendre à nous relier à nos Dieux, à nous relier aux lieux où nous vivons, où nous ritualisons. Nous allons apprendre à rencontrer la Nwyfre, à la canaliser, à dérouler le serpent qui vit au bas de notre dos. Nous allons apprendre à chanter l’Awen, et à nous relier aux esprits des lieux, des ancêtres, du cycle et du temps, nous allons grâce à l’Awen entrer en contact avec l’inspiration suprême et la source primordiale. Nous allons apprendre à ancrer nos racines en Terre pour pouvoir jeter nos bras vers le Ciel. Nous allons apprendre la magie du Cercle et la force des quatre éléments. Nous allons apprendre à voyager entre les Mondes, du Monde d’ En-bas au Monde d’ En-haut.

     

    Nous ne cherchons pas la perfection, elle n’existe pas, les religions telles que le christianisme ont tenté de rejoindre une perfection et ont dû bâillonner certains aspects de l’homme, cet aspect sombre que nous apprenons à connaître. Nous cherchons l’intégrité et l’accomplissement, savoir élever notre partie claire, mais aussi savoir intégrer notre partie sombre, nous suivons notre voie.

     

    Mais - il y a toujours un mais - il n’est pas facile de travailler seul, de ritualiser seul. Il m’a été difficile de me retrouver dans mon apprentissage de druide sans personne à qui me confronter, je n’ai pas la science infuse, loin de là, j’ai fait et je ferai encore des erreurs, et je place le Druide plus haut que ce que j’ai acquis aujourd’hui, je cherche toujours cette Lumière, cette illumination qui, au travers de mon cœur, me reliera au divin. Je ne me considère pas encore à la hauteur de ce que doit être un Druide, le titre ne veut rien dire, ce qui est important c’est le vécu de son druidisme, c’est ce que l’on peut attendre du Druide, c’est le savoir faire et le savoir être.

     

    • Comment je me positionne

    Ne pas tomber dans l’excès ni dans un sens ni dans l’autre. Ne pas montrer du Druide la seule facette de l’érudit, du scientifique, de l’enseignant, mais ne pas vouloir non plus brûler les livres pour que tout l’enseignement passe par le ressenti ou par l’oralité.

     

    L’éveil personnel est incontournable dans toute voie initiatique, la réflexion et la recherche de la sagesse, le refus du matérialisme et la recherche du respect et de l’amour universel ne doit pas être unique. La recherche personnelle de l’éveil et de l’illumination sont indissociables de toute voie spirituelle. Mais la connaissance est aussi obligatoire, n’oublions pas que les trois Druides primordiaux des textes mythologiques irlandais sont Fiss, Fochmarc et Eolas, c’est à dire Savoir, Recherche et Connaissance.

     

    Notre connaissance du monde celtique est récente ; les découvertes archéologiques nombreuses provoquent bien souvent une remises à plat de fausses certitudes. Nous sommes constamment en évolution et en remise en cause. Il faut accepter ceci mais aussi s’en réjouir, nous sommes d’éternels apprenant dans ce domaine mais aussi dans tous les domaines.

     

    3) Druidisme figé ou évolutif ?

    Certains nous reprochent de ne pas vivre un druidisme authentique, figé tel qu’il était pratiqué dans l’Antiquité. Ce sont d’ailleurs bien souvent les mêmes qui disent que nous ne savons rien du druidisme antique !

     

    Certes le druide aujourd’hui est différent du druide antique. Mais les chrétiens aujourd’hui sont, je crois, très différents aussi de ceux qui se faisaient bouffer dans les arènes ! Et on ne les appelle pas avec une certaine condescendance des « néo-chrétiens » !

     

    Voici ce qu’en pense Philippe Carr-Gomm (Chef Druide de l’ OBOD) : « Je trouve assez déprimant de considérer le druidisme comme une tradition n'ayant laissé derrière elle que quelques lambeaux qu'on essaierait désespérément de recoudre ensemble pour parvenir à un vêtement présentable. A mon avis, ceux qui nous reprochent un manque de légitimité se font une conception trop linéaire du druidisme. Ils ne voient en lui qu'une création humaine, précisément datée dans le passé, et qui donc ne saurait sortir de ce cadre historique. Je crois, au contraire, que le druidisme émane d'une source spirituelle. Une religion véritable n'est pas le produit des hommes et de leurs besoins à un moment donné, mais une réponse intemporelle à ces besoins.» (Extrait de « La Force des Celtes - L’Héritage Druidique - Entretiens avec Philip Carr-Gomm » par Paco Rabanne)

    Je pense que, désormais, il n’y a plus de doute sur le fait que nous ayons une base saine et authentique. A nous de la faire vivre. Sans évolution nous risquons de tomber dans l’inertie et dans la reproduction d’une pâle copie qui ne serait plus en rapport avec notre vie et qui, à la limite, ne voudrait pas dire grand chose. Le druidisme doit rester en phase avec le monde, c’est dans ce monde qu’il vit et c’est dans ce monde que va s’exprimer sa spiritualité.

     

    L’altération de notre vie entraîne une évolution et une remise en cause. Par exemple, il y a quelques dizaines d’années, les druides ne se préoccupaient pas de l’écologie, aujourd’hui elle est une préoccupation du Druide et la préservation de la planète est un de ses rôles importants. L’homme est déboussolé, nous vivons dans de grandes villes bruyantes, polluées, loin de la nature, dans des immeubles de plusieurs étages et loin de la terre. La famille est éclatée, nous avons perdu trop de nos racines et un arbre sans racine est abattu au premier coup de vent. C’est ce qui se produit, le stress entraîne des dépressions et une consommation de substances chimiques sensées nous aider. L’homme a besoin de retrouver ses liens avec la nature et avec SA nature, sa place au sein d’un monde en harmonie pour retrouver sa propre harmonie, l’homme s’est coupé de l’harmonie du monde et de son harmonie avec le monde, et le besoin de se retrouver se fait de plus en plus pressant, il se tourne naturellement vers ces spiritualités que j’appelle naturelles, dont le druidisme fait partie. Nous devons pouvoir répondre aux attentes, aux problème des hommes et des femmes, nos Dieux sont antiques, certes, mais tellement vivants !

     

    Nous ne sommes pas des Druides antiques, nous n’allons pas défiler avec des têtes coupées sur des lances ! Nous sommes des Druides d’aujourd’hui, en accord avec les préoccupations des hommes d’aujourd’hui. Et heureusement, sinon à quoi servirions nous ?

    Enfin, si les Druides antiques ont préféré l’oralité à l’écrit, c’est pour éviter de figer leur tradition. N’est il pas logique alors de suivre leur exemple ?

     

    4) Filiation et initiation

     

    • Initiation

    A mon sens, l’initiation est à la fois une identification, la transmission d’une influence spirituelle, et le début d’un cheminement ésotérique à la recherche d’une illumination spirituelle. Elle est un passage, une porte vers un mystère, vers quelque chose d’inconnu, vers une révélation, un lien vers le divin, un voile qui est levé, elle nous prépare à une transformation et en témoigne.

     

    Bien que le travail de l’initié soit une recherche intérieure, le passage de l’extérieur et du pur intellect vers l’intérieur et les niveaux supérieurs se fera par le biais de l’initiation qui est aussi la transformation de l’individu en un autre, sur le thème, universel et éternel, de mort et renaissance. L'initiation a un sens profond, un rite et des symboles qui vont provoquer un éveil de la conscience et une toute autre vision du monde, de soi et de sa place dans le monde. Et pour cela je dois franchir toutes les frontières et les limites de mon mental, du raisonnement.

     

    Chaque épreuve à laquelle se trouve confronté le héros celte ou le chevalier du Graal est une initiation.

     

    Au sens étymologique, l'Initié est un débutant. Il n’est pas comme on le comprend aujourd’hui « celui qui sait », mais celui qui s’est préparé et à qui on a ouvert la porte de ses propres mystères, de ses métamorphoses. L’initié est celui qui doit mourir de sa vie terrestre pour renaître dans sa vie spirituelle. Passer de l’ombre à la Lumière, du visible à l’invisible, du profane au sacré.

    Cette notion de transformation et de mort est importante, par exemple dans le chamanisme, le morcellement du corps, qui est parfois dépecé ou dévoré, est une mort rituelle suivie d'une résurrection.

    Mais aussi cette image du chaudron de Gundestrup, dont on a donné comme symbolique la réincarnation, et qui pourrait aussi symboliser l’initiation, c’est un retour dans le chaudron.

    Le chaudron de la connaissance qui transforme Gwion en Taliesin, le chaudron ou le Graal qui peut représenter notre quête initiatique.

    Tout comme ce chaudron de Gundestrup, où le Dieu plonge les morts dans le chaudron qui leur redonnera la vie, l’initié va plonger dans ce chaudron intérieur pour se retrouver enfin à la fois lui-même et différent.

    Et ce passage incontournable dans le chaudron s’amorce par le rituel initiatique.

     

    Mais il ne suffit pas d’un simple rite symbolique pour être initié et pouvoir franchir cette porte vers le sacré et l’invisible, il faut que ceci s’accompagne d’une ouverture de l’âme ou du cœur vers la voie spirituelle. Ouverture vers l’intérieur et non pas l’extérieur (le latin « in ire » signifie « aller dedans », « entrer »).

    L’initiation est un révélateur de ce que l’âme possède à l’état de germe. L’initiation va permettre à l’arbre de se développer.

    L’initiation va aussi permettre, après une préparation intérieure du postulant et grâce à la confiance établie entre son sanglier et lui, de pouvoir affronter l’inconnu, les obstacles et les mystères de la vie.

    Par cette initiation, le sanglier va transmettre à l’initié une lignée. Je suis la fille de mes parents, dans le monde terrestre et profane. Après l’initiation, je me sens dans le monde invisible et sacré, fille de mon Sanglier, lui-même fils de la personne qui l’a initié.

    Le sanglier va aussi transmettre essences spirituelles, énergies cosmiques et bénédictions sacrées.

     

    • Rituel initiatique

    Chaque degré est autant de stades de la conscience, de découvertes intérieures et de transformations et chaque passage fait l’objet d’un rituel initiatique.

     

    Le rituel permet de se mettre « en état de... », le rituel est un espace/temps sacré hors du profane, il n’est plus sur le même plan que le profane, le rituel permet l’éveil des niveaux de conscience supérieurs.

     

    J’étais à la recherche de la Lumière et je savais que celle-ci se trouvait derrière des portes dont je ne possédais pas les clés, mais ceci était un leurre, car je cherchais à l’extérieur de moi et c’est dans mon propre chaudron que je devais chercher. Aujourd’hui les portes sont toujours là, mais elle sont très différentes car je n’ai plus besoin de chercher des clés à l’extérieur. Quand je serai prête, mon esprit pourra traverser la porte. Je ne sais pas combien d’incarnations me seront nécessaires pour que je puisse m’élever dans des plans où j’aurai acquis cette légèreté nécessaire pour atteindre la pure clarté. En tout cas, celle du travail, c’est celle-ci !

     

    • Tradition

    La notion d’initiation nous rapproche aussi de la notion de Tradition. La tradition est une mémoire, une sorte de conscience collective, un savoir immémorial qui est transmis d’initié à initié et dont l’initiation va relier chaque initié à ses prédécesseurs. Même si elle réveille des facultés spirituelles latentes, le lien avec son initiateur est un maillon d’une chaîne intemporelle ; l’initié est alors le maillon d’un tout.

     

    Pour cela, il doit exister entre le sanglier et le mabinog une véritable confiance, confiance de celui qui reçoit, mais aussi de celui qui va faire entrer le futur initié dans cette chaîne, dans un espace sacré, dans sa clairière.

     

    5) Rôle du Druide aujourd’hui

     

    • Restaurer les connaissances oubliées

    L’homme, en même temps qu’il a construit de grandes villes, de grandes tours où les gens vivent complètement déconnectés du sol, depuis qu’il utilise la Terre sans même se rendre compte qu’il a les pieds dessus, a beaucoup trop perdu de ses connexions, ses racines et, comme je l’ai déjà dit, si un arbre est sans racine, il est couché au premier souffle de vent, ceci sans compter le stress et la vie à cent à l’heure. On se rend compte que les hommes aujourd’hui commencent à sortir de leur torpeur et de leur aliénation de consommateurs moyens. Ils commencent à se rendre compte qu’il leur manque quelque chose d’essentiel, et toute la pharmacopée d’antidépresseurs n’y peut rien.

     

    L’homme cherche à nouveau à retrouver ses connexions avec la nature, il cherche ses racines, il cherche à réapprendre les rythmes et cycles de la nature et de la roue des saisons. C’est la raison principale pour laquelle on trouve aujourd’hui autant d’énergéticiens.

     

    L’homme s’est aussi détaché de la religion. Je pense que c’est lié à la vie moderne, mais aussi au fait que les églises ne répondent pas aux questions fondamentales que l’homme se pose ou n’apportent pas les réponses qu’il attend. L’ Église apporte les réponses d’un autre temps. Durant les siècles précédents, nous n’avions pas la télévision, nous ne voyagions pas comme aujourd’hui, nous n’avions pas connaissance des religions pratiquées dans le monde, nous n’avions pas le choix, nous n’avions pas la possibilité d’avoir un œil critique. Désormais c’est différent, et l’on se rend compte que les mouvements païens se développent, et les chasses aux sorcières n’existent plus. En recherchant sa connexion avec la Terre, en recherchant ses racines, l’homme a aussi retrouvé les croyances ancestrales et le druidisme fait partie de ces croyances.

     

    Le rôle du Druide sera alors aussi de retrouver la philosophie, la sagesse, les symboles et archétypes, pour les transmettre.

    Mais aussi retrouver les lieux sacrés, perpétuer les rites sur ces lieux, certains rites ne se sont pas totalement perdus, c’est le rôle du Druide que de retrouver et perpétuer les rites parmi les pierres, les sources et les arbres. Le Druide doit vibrer à nouveau avec ces espaces sacrés, composantes du divin, recréer l’osmose pour que revive cette tradition, recréer le lien avec les Dieux oubliés qui nous sont aussi intérieurs.

     

    L’homme ne veut plus du factice et recherche désormais, l’écologie aidant, le naturel. La phytothérapie avait depuis quelques années été rangée avec ce que l’on appelle communément, et de manière plutôt condescendante, les « recettes de bonne femme », par notre élite scientifique. Les bienfaits des plantes reviennent peu à peu, et la pharmacopée chimique est remplacée quand elle le peut par la phytothérapie, l’aromathérapie etc. Nous recherchons une médecine holistique car, en redécouvrant notre Terre, nous redécouvrons aussi notre corps, et surtout les échanges énergétiques entre celui-ci (je serais tentée de dire entre ceux-ci) et l’extérieur.

     

    L’homme ayant retrouvé la Terre sous ses pied, retrouve aussi sa force et ses vibrations. Il est dommage que ce soit une discipline comme le Feng Shui, qui soit si populaire, alors que la Géobiologie est si peu connue. Je m’explique, j’ai pris cet exemple parce que ce sont deux disciplines que j’ai étudiées. Et ce que je trouve dommage c’est que nous, occidentaux soyons attirés pas des disciplines orientales, alors que nos anciens ont perpétué des connaissances similaires et tout aussi importantes. Quoi qu’il en soit, l’homme reprend le dialogue avec la Terre. Il reprend aussi le dialogue avec la pierre par la lithothérapie.

    C’est le rôle de l’Ovate que de pratiquer (même si c’est à titre personnel) la phytothérapie, la géobiologie, d’étudier et d’appliquer les lois de l’ Alchimie, de pratiquer la magie naturelle.

     

    • Gardien de la tradition

    Le Druide, après avoir retrouvé cette tradition, se doit de la garder, de la perpétuer et de la faire vivre. Il se doit donc de suivre l’évolution des recherches historiques et découvertes archéologiques. Combien de fois des faits que nous croyions établis se sont révélés erronés par de nouvelle trouvailles ! Car même si notre tradition est vivante, nous ne devons pas non plus perdre le fil avec nos illustres prédécesseurs.

     

    Ceci concerne bien entendu l’époque celtique, mais j’irais (à titre uniquement personnel) beaucoup plus loin. Nous savons que les mégalithes sont antérieurs au Celtes, et nous savons que les Druides les ont utilisés. Il existe quelques mythes celtiques où l’on retrouve des allusions aux sites mégalithiques, et l’imagination populaire a, aux siècles derniers, associé les Druides aux mégalithes. Quoi qu’il en soit, je ne recherche pas le druidisme au travers des mégalithes, je désire aller plus loin encore, plusieurs milliers d’années avant notre ère, retourner aux balbutiements de ces croyances qui vont devenir les nôtres, retourner à la source primordiale de cette tradition qui n’est pas uniquement celle des druides. Retrouver l’âme de ces bâtisseurs extraordinaires qui gravaient la pierre en l’honneur d’une Déesse Mère. C’est pour cette raison que je travaille souvent avec les mégalithes. C’est la raison pour laquelle je m’isole souvent au creux du dolmen, comme si je retournais dans le ventre de la Terre, pour méditer et rechercher la mémoire de la pierre et des ancêtres.

     

    C’est aussi pour leur dire, comme je le dis aux Dieux, aux lieux sacrés : « Regardez ! vos enfants n’ont pas oublié, ils sont là et ils prient à nouveau. Ils ont plongé les mains dans la Terre et ils ont retrouvé le lien avec le sacré. Il sont revenus avec amour, les mains tendues. Il sont revenus pour que l’Awen résonne à nouveau. »

    Car si le Druide est le gardien d’une tradition retrouvée, il doit surtout se remettre en harmonie avec elle, avec la nature et avec l’univers, le Druide est comme un bodhran, il vibre et il résonne de cette harmonie retrouvée.

     

    Le Druide va aussi être le gardien des anciennes légendes, des contes, de tout ce qui a gardé le lien avec cette ancienne sagesse, retrouver dans ces mythes, parfois christianisés, l’essence primordiale, car comprendre la tradition celtique c’est essayer de comprendre ses mythes et ses légendes. Ceci est son rôle de Barde.

     

    • Intercesseur entre les Hommes et les Dieux

    Voici son rôle de prêtre, un des plus importants, pour moi et ma spiritualité, je ne peux pas en tant que druide vivre sans prier les Dieux, je ne peux pas vivre sans me connecter à eux. Panthéiste ? le sacré est partout sur mon chemin, pas uniquement sur les lieux sacrés. Polythéiste ? En ce qui me concerne pas vraiment, je ne suis ni polythéiste, ni monothéiste, je dirais polythéiste-unitaire, je ne nie pas les manifestations divines, les différents visages des Dieux, mais je les vois sur un plan où ils sont représentations faites par l’homme, façonnés de manière à ce que nous les comprenions. Si l’on reste sur ce plan là, on est polythéiste. Mais il existe à mon sens un autre plan, plus subtil, plus difficile à concevoir pour notre esprit humain, un plan où se trouve à la fois le Vide créateur et le Tout, un plan où se mêlent et se réfléchissent comme dans un miroir macrocosme et microcosme. Les Dieux sont l’expression, les facettes de cette énergie primordiale, de ce Divin qui n’a pas de nom. C’est quelque chose de très difficile à expliquer avec mes mots, mais j’aime la métaphore avec le pierre taillée, avec le pur divin comme substance de la pierre et les différents Dieux en de multiples facettes taillées. Je voudrais faire passer ce message, dire « allez plus loin ! ne vous contentez pas d’admirer ces facettes qui scintillent au soleil, ne vous contentez pas de goûter au plaisir du regard, mais plongez au cœur de la pierre, plongez dans son essence même, pour y trouver La véritable Lumière ». Le chemin qui nous mènera au cœur de la pierre est notre chemin initiatique, notre recherche de la source des trois rayons de Lumière, notre quête de l’Awen.

     

    Je pense aussi que mon rôle de Druide va être important en rite. Le Druide est un pilier du cercle, il est là en tant que gardien de ce cercle, gardien physique mais aussi gardien sur des plans plus subtils. Il est là pour porter les autres durant le rite, il est là pour relier les paroles sacrées au monde du divin. C’est dans cette reliance qu’il va porter sa clairière dans le rite. 

     

    • Guide spirituel

    Ceci touche directement au rôle d’enseignant, mais aussi pour tous ceux qui vont lui demander conseil. Mais le Druidisme porte aussi en lui le germe de la guérison. Guérison de notre corps mais aussi de notre âme, pour ce qu’on lui a inculqué durant des années.

    Le Druide va aider à la recherche des énergies spirituelles et de l’inspiration créatrice. Il va porter l’Awen.

    Il est le sanglier qui guide son élève vers la recherche de la Lumière.

     

    • Manière d’être et non de paraître

    Le Druide est à la fois sage et sauvage, et il doit surtout être authentique. Loin de lui l’attachement au pouvoir, à l’argent, il est le connaissant qui scrute les étoiles, qui connais les Lois de la nature, qui s’efforce de décrypter les mystères.

     

    Le Druide est à la recherche de la sagesse. Cette sagesse qui lui ouvrira les portes incommensurables de l’amour universel, de la vérité et de la beauté.

     

    Il est le connaissant, le gardien et le transmetteur des symboles intemporels.

     

    Il ne suffit pas d’enfiler une saie, de prendre un bâton pour être Druide, loin de là.

    Le Druide est lui-même à la recherche de la Lumière, de la Sagesse, de l’éveil et de la réalisation mais, s’il n’a pas fait un pas de plus que son marcassin, comment pourra t-il le guider ? Aussi doit-il nécessairement témoigner d’un chemin déjà intégré.

     

    • Témoin de par sa présence

    Il est important que la Sagesse des Celtes soit « réhabilitée ». En effet, on nous a enseigné que ces peuples n’étaient, avant la christianisation, que des sauvages !

    L’archéologie a commencé à changer de dialogue concernant les Gaulois et les Druides.

     

    Il est aussi important que l’on sache que le druidisme existe toujours. Que le Druide puisse apporter un peu de sagesse dans notre monde. Qu’il ait un regard critique et qu’il soit le témoin.

     

     6) Éthique du Druide

    Nous ne savons pas quelle était l’éthique des Druides antiques, sinon par celle développée dans les Triades des Bardes de l’ Île de Bretagne ; et il est clair que les Druides d’aujourd’hui doivent en avoir une, profondément au cœur.

     

    • Le Druide ne doit pas faire de prosélytisme, ni imposer ses croyances. Tout simplement parce que le druidisme n’est pas un mouvement sectaire, et surtout parce que c’est un engagement spirituel et une quête intérieure.

     

    • Le Druide n’est pas raciste. La notion de peuple celte ne désigne pas une race mais une culture. Et je suis horrifiée quand je découvre le détournement fait, par certains mouvements d’extrême droite, de la croix celtique.

     

    • Le Druide n’est ni sexiste ni homophobe. Un homme comme une femme peut accéder au druidicat. Il en était ainsi pour le druidisme antique mais, de toute façon, il doit en être ainsi aujourd’hui. Quant à l’homophobie, je la rapproche du racisme. J'ai déjà pratiqué des unions homosexuelles et j'en pratiquerai de nouveau.

     

    • Le Druide est un gardien de la sagesse celtique. Le Druide est un enseignant et un guide, il se doit d’être honnête et de posséder une rigueur morale, loin de lui l’attrait du pouvoir et de l’argent.

     

    • Le Druide se doit d’être juste, et d’avoir la parole juste. Je ne ferai que citer ce passage des Dicts Du Druide Cadoc :

    « Avant de parler, considère :

    - ce que tu dis

    - pourquoi tu le dis

    - à qui tu le dis

    - de qui tu le tiens

    - ce qui résultera de tes paroles

    - quel profit en découlera

    - qui écoutera ce que tu diras

    Mets alors tes paroles sur le bout de ton doigt et tourne-les de ces 7 manières avant de les exprimer : aucun mal ne résultera jamais de tes paroles »

     

    • Il doit bien évidemment respecter et protéger la nature, protéger les sites sacrés et la mémoire des ancêtres. Cette notion de respect est à mon sens importante, que serions-nous devenus de ne plus rien respecter ?

     

    • Le Druide ne doit pas porter de jugements, mais faire preuve de compréhension. Faire preuve de compréhension ne veut pas dire accepter tout ni tendre l’autre joue. L’âme et le cœur humain sont complexes, l’agressivité est souvent le signe d’une grande souffrance, il est important d’engager le dialogue, et plutôt que de juger, essayer d’apporter son aide. Le Druide se doit aussi de respecter les autres et les croyances qui ne sont pas forcément les mêmes que les siennes.

     

    • Le Druide doit être respectueux de l’héritage culturel celte et transmettre la tradition. Car l’étude de suffit pas, il faut aussi comprendre et respecter la pensée druidique des celtes pour pouvoir transmettre un patrimoine authentique.

     

    Voici donc mon engagement, ce vers quoi je voudrais tendre et le regard que je porte sur mon druidisme. Une tradition vivante, qui a su renaître dans un nouveau cycle, des hommes et des femmes qui cherchent à renouer avec le sens du sacré, avec les Dieux, avec la nature, avec la sagesse ancestrale, avec l’esprit du Druide que j’ai rencontré durant ma quête.

     

    /|\ Dianann


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  • A l'occasion de cet événement exceptionnel, l'OBOD France organise, du 29 avril au 5 mai 2017, un grand rassemblement en Bourgogne, avec la présence de Philippe et Stéphanie Carr Gomm.

    300 ans de la renaissance druidique

    Ateliers, visite de Bibracte, conférence de Philippe Carr Gomm, concert de Myrdhin et Elisa, soirées bardiques et Cérémonie de Beltaine.

     

    Informations complémentaires et inscriptions :


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